Dans Challenges, le 24.03.2011 :
Maxime Holder : […] « L'international représenterait 50 % de notre chiffre d'affaires dans cinq ans, contre 30 % en 2010, sur 450 millions de ventes »[…]
Soit 315 millions de vente pour la France et 135 millions pour l’international.
Devant l’opulence d’un tel chiffre, autant vous le dire, les poches de la famille Holder débordent des richesses créées par ses 9000 salariés dans le monde.
Toujours dans Challenges :
· 385ème fortune de France : Francis Holder et sa famille, en 2009 : 50 M€ ; en 2010 : 75M€
Soit une augmentation de 50% de leur fortune grâce aux richesses créées par les salariés et à qui la direction propose cette année une augmentation de 1,8% pour les salariés des Boulangeries PAUL. Chiffre, plus qu’honteux ne représentant que des miettes qu’ils veuillent bien concéder, car sur nos salaires souvent très proches du SMIC, cela correspond à une vingtaine d’euros brut, qui ne nous permettrons certainement pas de vivre mieux de nos salaires.
Et cela ne s’arrête pas là, au-delà du fait que Maxime Holder s’assied sur les justes revendications des salariés, la direction nous montre son mépris dans le quotidien. Les licenciements continuent, les méthodes employées restent plus que douteuses, les pressions de la direction augmentent et tous les faits sont bons pour alimenter les sanctions.
La direction n’a pas dans ses perspectives de chouchouter son socle français, elle vise l’expansion à l’international, les français coûtent cher, connaissent la grève et les marchés à l’étranger sont porteurs, le message est clair : franchiser et monter des locations-gérance est une priorité, il faut se délester des français.
L’ambition de PAUL se tourne vers l’étranger où Maxime Holder inaugurait très récemment une boutique PAUL à deux pas de la Maison Blanche à Washington.
Devant ces faits il est effarant que lors des négociations annuelles obligatoires la direction du groupe face à nos revendications de salaires, tienne un discours selon lequel les bénéfices ne sont pas créés en France, que le groupe est dans une mauvaise situation, que les augmentations de coût des matières premières nous tuent, etc… La démagogie étant une solution qui les arrange puisqu’elle ne les prive pas d’une partie de leurs profits.
Mais devant cette situation, nous répondons NON ! Nous revendiquons de droit ce qui nous est dû ! Et nous userons de tous les moyens à notre disposition pour obtenir des salaires et des conditions de travail justes et dignes !
Rejoignez-nous dans nos actions! Face à cette violence patronale, seul le nombre compte !

LA CGT DIT STOP!!! TROP C'EST TROP



